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 Doux souvenirs, dure réalité [pv Rosou]

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Étoile Merveilleuse
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MessageSujet: Doux souvenirs, dure réalité [pv Rosou]    Sam 5 Sep 2015 - 20:27


Doux souvenirs, dure réalité.
Pv Rosou ♥



Je sortais doucement du clan, face au vent. Chacune de ses rafales manquait de m'emporter. Mais, les yeux plissés, je ne voulais pas faire demi tour. Au dessus des arbres, le ciel ne formait plus qu'un nuage noir et épais, plongeant la forêt dans une ambiance obscure. C'était comme si le soleil ne s'était pas levé ce matin. Je continuais d'avancer, le clan passait avant tout. Je m'étais portée volontaire pour cueillir des plantes que le guérisseur devait se procurer rapidement, c'était une occasion de me changer les idées et me sortir quelques instants de cette dépression qui me tuait à petit feu. Le vent devenait plus fort à chaque foulée que je faisais. Quelques gouttes tombèrent sur mon pelage. Mais ces quelques gouttes durent appeler leurs copines, car le ciel déversa soudainement une averse puissante et glacée sur la forêt, dont moi. Génial. J'étais trempée jusqu'aux os en une fraction de seconde. J'accélérais le pas. Plus vite ces plantes seront cueillies, mieux ce sera pour ma santé. Je débouchai de la forêt au pied de la falaise rocailleuse. Le vent sifflait dans mes oreilles, la pluie s'accentuait. Je pouvais à peine apercevoir le sommet car malgré ma vue indifférente par le manque de lumière, la pluie brouillait tout. C'était dangereux d'emprunter l'étroit chemin qui se faufilait dans la caillasse, menant aux plantes si précieuses. L'eau rendait la pierre glissante comme de la glace. Je devais renoncer. Je tournai les talons et me dirigeai doucement vers la forêt. Je m'arrêtai, et retournai une dernière fois la tête vers la falaise. Mon coeur manqua un battement. Une silhouette se baladait sur la falaise. Une silhouette que je connaissais trop bien. C'était impossible, mais réel. Je hurlai de pleins poumons:
"-Cri du Lion!"

Mais le félin continuait sa route, indifférant à mon appel. Toute la sagesse qui me hantait disparue d'un seul coup. Je courrai jusqu'au chemin et le pris sans hésitation. Un sentiment puissant avait pris le contrôle de mon corps. Je ne devais pas le perdre, je ne voulais pas, pas une deuxième fois. Le souffle haletant, je continuais de courir au bord du vide. Quand je l'apercevais, le félin disparaissait derrière chaque virage de son allure paisible et tranquille. Il se déplaçait trop rapidement. C'était impossible, tout était impossible. Mon coeur tapait douloureusement contre ma poitrine. Pourtant, j'accélérais. Je glissais à plusieurs reprises, manquant de tomber du précipice, mais je continuais, je devais le rattraper. La pluie redoubla et des éclairs zébraient dans le ciel. Mais les pulsions et le désir de le revoir qui m'animaient étaient plus puissants. Je pris un tournant et m'arrêtai soudainement. Il était face à moi, immobile. Je le dévisageais, ébahie. Son regard que j'admirais jadis croisait de nouveau le mien. Cela faisait des lunes, des années que je pleurais sa disparition, et il était là, devant moi. Il n'avait pas changé. Sa beauté, son charme, son regard envoutant. Mais... Les larmes perlaient doucement sur mon visage. C'était évident. D'une voie tremblante je dis:
"-Je ne t'ai pas oublié, je n'ai jamais cessé de penser à toi. J'ai toujours espéré me réveiller et te voir à mes cotés."

Son regard était doux. Il me répondis doucement, comme il le faisait avant quand j'étais mal:
"-Et moi, je n'ai jamais cessé de veiller sur toi."

Mes larmes se déversaient, s'accordant à la pluie. Je continuais:
"-Pourquoi tu ne m'as jamais prévenue? Pourquoi m'avoir fais espérer toutes ces années alors que..." Je lâchai un sanglot.

Il resta silencieux un instant:
"-Je ne pouvais pas. Seuls les grands décident.
-Les grands ?
Ma douce merveille..."

Il s'approcha doucement de moi. Je pouvais sentir son souffle chaud contre mon visage.
"-Je suis vraiment désolé. Tu vas devoir être forte, je sais que tu le seras, je n'ai pas le moindre doute. Mais saches que, rien n'arrive par hasard.
-Quoi?"

Il disparu murmurant un "je t'aime" et ce qui se trouvait devant moi n'était autre que les cordes de pluie. Une douleur m'emplie le ventre, le corps. J'avais envie de crier, de faire sortir la peine qui me hantait. Je m'obligeai à redescendre. Je vis sur le côté les plantes que je recherchais, en pris quelques unes et entamai la descente. Soudain, un éclair déchira le ciel et toucha la roche au dessus de moi. Des rochers se détachèrent de la paroi et s'écrasèrent sur moi. Je n'eu pas le temps de bouger, ni de crier. Le néant avait été plus rapide.




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Rose Fanée
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MessageSujet: Re: Doux souvenirs, dure réalité [pv Rosou]    Jeu 10 Sep 2015 - 19:33




Mes yeux fixaient la paroi rocheuse qui nous servait de promontoire lors des assemblées de clan. J'étais dans ma phase « pensée » qui à l'avouer me perturbait l'esprit. Je ne pense pas comme nous pensons aux choses du lendemain, je pense comme je me questionne. J'ai parfois l'impression de n'être le sujet de rien au monde lorsque je me demande quelle est la nature de notre existence et pourquoi sommes-nous chacun différent mais surtout pourquoi il y a-t-il des êtres au mode de vie totalement à part du notre. Les vaches, les moutons, les fourmis ? Comment font-elles pour vivre dans un si grand monde ? Comment les vaches font-elles pour vivre dans un si petit enclos ? Et moi, comment fais-je pour me compliquer autant l'esprit ? Suis-je la seule à me demander ce qu'il se passe sur la terre ? Parfois je n'arrive pas à distinguer le faux du réel. Là par exemple, je me demande encore si cet rafale de vent n'est que le fruit de mon imagination ou bien réel. Puis je finis par me dire que non, nous sommes à la saison chaude, la saison qui assèche les rivières et brûle les herbes. Alors pourquoi ce vent ? Pourquoi un temps aussi menaçant ? Le ciel n'est plus qu'une grosse masse grisâtre à travers les nuages que ne nous les voyons même plus. Les rayons du soleil disparaissent ne laissant qu'un filet d'ombre inquiétant de mauvais présage.  
Je finis par me réveiller de cet instant philosophique avant de m'occuper un peu les pattes, à rendre service aux anciens du clan. Je connaissais l'organisation du clan par cœur, les activités principales, les fuseaux d'horaire pour des parties de chasses afin de préserver une quantité suffisante de gibier dans la réserve, je connaissais même les activités de chacun de mes compagnons sortis tôt ce matin car effectivement, je n'avais pas eu bon sommeil cette nuit. Éveillée avant les autres, j'avais appris que certains apprentis allaient s'entraîner tôt ce matin pour apprendre à maîtriser les techniques de chasse et de combat tandis que d'autres revenaient de leur dur travail de guerrier afin de récupérer le sommeil du soir.
Je n'avais en revanche rien prévu pour moi, et pourtant l'envie de vagabonder en pleine forêt me tracassait péniblement. Étoile Merveilleuse avait quitté son antre depuis quelques temps maintenant et j'avais la totale responsabilité du camp. Et si je confiais ma tache à un guerrier ? Pourquoi pas après tout, rien ne m'en empêchait. L'un des guerriers les plus importants était d'ailleurs réveillé et n'allait pas tarder à partir si je n'intervenais pas sitôt. Je finis donc par avertir Supplice d'Antan de mon absence avant de lui laisser la relève de surveillance.
Je partis bientôt en forêt, suivant de près un ruisseau d'eau qui s'emplissait à chaque gouttelette tombée du ciel. Car bien entendu, la pluie s'était finalement manifestée dès mon départ hors du camp. J'avais le chic de faire les choses au mauvais moment. Un coup de tonnerre tonna dans le ciel avant que je ne puisse relever la tête intriguée par l'odeur de rongeur. Je n'étais pourtant pas partie chasser croyez-moi et le sourd bruit du tonnerre n'allait pas aider aux parties de chasse des apprentis. Quoiqu'il arrive à cette heure-ci les apprentissages de chasse avaient rompu. Devais-je retourner également aux camp afin de m'assurer que tout aille bien ?
A peine ai-je eu le temps d'y songer qu'un bruit assourdissant résonna au loin. Pendant un seul instant je crus que le clan était en danger. Seulement le bruit ne venait pas de là-bas. Il venait tout droit de mon chemin que je m'étais apprêtée d'emprunter quelques instants plus tôt. Devais-je aller voir ce qu'il se passait ? Et si je me mettais en danger ? Et si ce bruit mettait en danger le clan entier ? « Le clan passe avant tout. » Même avant soi.
Je pris donc ce chemin dangereux qui me mena plus tard vers une colline de roches et de pierres inquiétantes par son immensité. Je finis par apercevoir une énorme masse de rochers, dû à un éboulement qui semblait s'être produit à l'instant même où mes yeux quittèrent les montagnes. Je pris donc soin de m'éloigner le plus possible de ces collines dangereuses qui pouvaient à tout moment reproduire ce qu'il venait de se passer. Pourquoi prenais-je autant de risque ? Je venais enfin de découvrir la raison qui m'avait poussé à venir jusqu'ici alors pourquoi me sentais-je obligée d'inspecter les roches à terre ? L'instinct semblait me dicter chacun de mes pas. Et je remercie le clan des étoiles pour m'avoir conduis jusque là car ce que je m’apprêtais à voir allait jusqu'au bout de mes surprises. Devant moi, se trouvait là, un corps presque inerte au sol dont je reconnus immédiatement l'identité. Ce pelage blanc neige parsemé de belles tâches noires dessinées sur son corps svelte ne pouvait appartenir qu'à un seul chat : Étoile Merveilleuse.
Sans réfléchir je me jetai sur son corps cherchant à réanimer ce pauvre corps abîmé par les éboulements violents. Des scènes inimaginables se fondèrent dans mon esprit comme si je voyais de mes propres yeux l'horrible tragédie de la mort de ma dé-feinte meneuse qui tenait une place énorme dans mon cœur. Je la voyais souffrante, je la sentais souffrante, apeurée et stupéfaite qu'un simple accident puisse arriver d'une telle manière que par le hasard. Pourquoi se trouvait-elle là au moment de l'éboulement ? Pourquoi devait-est-ce être elle ? Je me brouillai le cerveau comme l'impossible, alors, par peur que le clan des étoiles ne l'emporte, je tentai bien que mal de ne pas y penser tout en tirant de toutes mes forces le pauvre corps abîmé de ma très chère amie. Une fois libérée des grosse pierres tenaces je l'éloignai le plus loin possible des collines la tirant pas la peau du cou, son corps entre mes dents. Voyant qu'elle ne se réveillait pas, je la poussai de la patte par des coups plus ou moins fort de peur de l'esquinter plus qu'elle ne l'était. Mais rien n'y fait. Je ne désespérai pas pour autant et finis pas me décider. Un coup de griffe la réanimerait peut être ?
Enfin, lorsque mes griffes se plantèrent dans sa chaire, je sentis un courant électrique me glacer le corps comme si quelque chose d'anormal allait faire basculer mon monde. Étoile Merveilleuse allait-elle se réveiller ?

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Sand pour cette merveille (et oui je l'ai conservé !)et Sunhae pour ce magnifique avatar.♥️


Mes kk's à moi que je remercie ♥:
 

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