La Guerre Des Clans
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 « The only way to see me is to close your eyes and open your mind » ft. Coeur Blanc alias Pearl

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MessageSujet: « The only way to see me is to close your eyes and open your mind » ft. Coeur Blanc alias Pearl   Lun 7 Aoû 2017 - 21:50


ft. Coeur Blanc

The only way to see me is to close your eyes and open your mind

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Le vent soufflait doucement sur la Forêt, cruellement peut-être aussi, apportant une impression de fraîcheur qui se retrouve inhabituelle selon la saison. Saison des feuilles vertes où il faisait normalement bien chaud. Peut-être que ton cerveau interprétait mal les signaux envoyés par ton corps. Peut-être, mais est-ce que c’était réellement important de savoir s’il faisait frais ou chaud ? Sans doute que ça pouvait relever de l’importance auprès des autres chats, de ceux qui t’entouraient, mais pour toi, ce n’était rien de plus qu’un vulgaire détail qui n’avait pas la moindre importance. Tu n’avais pas chaud et c’était tout ce qui parvenait à t’importer. Que toi, tu ne ressentes pas la chaleur. Tu étais tout ce qui t’importait et à la fois, rien ne t’importait en te concernant parce qu’après tout, tu étais une erreur. Une erreur que ta mère avait fait, une erreur qui n’avait pas la moindre valeur et qui devrait se faire raser de la Vie par la Mort. Tu n’étais que ça, une pauvre toute petite erreur qui devait être réglée, mais qui ne l’était pas toujours, alors tu étais encore vivant, encore sur cette terre. Parce que la Mort ne t’avait pas encore délivré de ta condition de faute.

La Vie était une erreur. Peu importe ce qu’on pouvait te dire, la vie demeurait une erreur à tes yeux et tu espérais que la Mort parvienne à rectifier cette erreur le plus rapidement possible, que la mort prenne toute la place sur terre pour que la Vie n’ait plus la moindre place pour exister, parce qu’elle ne méritait absolument pas d’exister étant donné qu’elle n’était rien de plus qu’une erreur monumentale qui devait être rattrapée. La Mort avait beaucoup de travail à accomplir pour réussir à donner une punition à la Vie pour avoir existée, parce qu’Elle était tout simplement partout et que ce serait difficile de l’enrayer de la surface de la terre, mais quelque part, ne fallait-il donc pas tout simplement essayer ? Essayer, même s’il y avait une possibilité de finir par échouer, toujours essayer sans penser que ça pourrait au final ne pas réussir, tout simplement échouer. L’erreur n’était pas de ne pas réussir, l’erreur était seulement d’exister, après tout. Exister parce qu’en existant, on se retrouvait à être en vie et que la Vie était l’erreur. La seule, la vraie.

Tu te retrouvais encore une fois dans la tanière des apprentis, alors que ta taille montrait définitivement que tu n’avais plus du tout l’âge d’y être. Trente-sept lunes pour eux et trente-cinq lunes en réalité, parce que tu avais toujours donné le sentiment d’être plus vieux avec ta taille, ce qui t’avait valu d’être pris pour un apprenti à quatre lunes. Tu étais fort. Tu étais vif. Tu étais étrange et considéré comme incapable de vivre par toi-même de par ton comportement évasif. Aujourd’hui, rien n’avait vraiment changé, pas vrai ? Tu t’envolais toujours en dehors des limites de la réalité, inaccessible, faisant ainsi en sorte que personne ne pouvait être en mesure de t’atteindre, de te ramener là où au final tu aurais dû être. C’était comme ça. Tu ne changeais pas, après tout. Maintenant, tu te trouvais dans le gîte, tu étais le seul encore présent puisque le soleil était levé depuis un certain temps, sans que tu ne puisses réellement donner le temps exact. Tu étais seul, là, debout, et ton regard de sang qui regardait la tanière, une tanière vide. Tu n’avais pas voulu sortir, tu n’avais pas voulu aller chasser ou patrouiller ou faire quoi que ce soit tout comme tu n’avais pas désiré voir qui que ce soit, tu préférais rester dans le gîte, immobile, réfugié dans tes pensées. Coupé du monde. Nul n’était venu te voir.

C’était sans doute mieux ainsi. De toute évidence, tu n’étais pas le félin le plus connu au sein du Clan qui t’avait recueilli. Tu n’étais pas celui qui était le plus populaire, absolument pas. Tu étais effacé, souvent bien loin ailleurs que sur terre, dans la Forêt des Clans. Bien trop loin. Tu t’étiras et t’ébrouas avant de faire ta toilette, ta langue passant délicatement sur la cicatrice qui parcourait ton flanc. Tu te souvenais des griffes du renard. C’était peu avant que tu ne te retrouves à oublier le chemin du tonnerre à cause des voix, à cause de la mélodie. Quelques instants, peut-être, quelques instants avant. Les griffes du renard qui ne t’avaient pas suivi sur ce chemin dangereux parce que le monstre était venu, sans que toi tu ne l’entendes, sans que toi tu ne le remarques. Le bruit criant de la surface et le monstre qui cherchait à s’arrêter, dérapant ainsi sur cette étrange surface qui abîmait toujours tes coussinets quand tu te décidais d’y faire un tour pour une raison ou pour une autre, sans qu’on ne comprenne ce qui t’attire sur ce chemin où respire le danger. Après tout, personne ne parvenait à te comprendre, toi, petit chat au pelage de feu et au regard de sang. avec ton caractère qui se retrouve évasif et instable. Qu’était-ce cette instabilité au fait ? Elle était d’un caractère étrange. Parce que lorsque l’on parlait d’instabilité, on pensait à un chat qui passait de la colère à la joie, un chat qui changeait constamment d’idée. Mais ce n’était pas ton cas, non. Tu ne savais pas ce que les sentiments étaient, sauf la peur, la peur quand les voix venaient te déranger. Ton instabilité concernait ta connexion au monde, à la réalité - leur réalité tout du moins - parce que parfois, tu étais là et l’instant d’après, tu ne l’étais plus.

Tu te souvenais à peine du cri incompréhensible du Bipède quand son monstre avait dérapé pour tenter de t’éviter. Tu te souvenais à peine de la sensation du côté du monstre qui te percurtait, tu te souvenais juste de la douleur qui t’avait ramené dans le monde physique brusquement. Cette douleur qui s’était infusée dans ta patte et qui comprimait ta poitrine. Tu te souvenais de ça. C’était il y a quelques lunes. Plusieurs, peut-être. Ta notion du temps n’était sans aucun doute pas la meilleure, le temps s’écoulait rapidement, sans doute trop pour toi. Et pas assez rapidement à la fois. Relativité du temps contradictoire. Tu t’étiras après avoir terminé de faire ta toilette et tu te décidas alors de sortir de la tanière des apprentis. Tu avais assez traîné. Tu te traînas jusqu’aux proies qui formaient une pile et tu pris une toute petite proie, toi qui n’avais presque jamais faim, et cela se voyait à ton être totalement mince, peut-être même trop. Ce n’était pourtant pas de ta faute si tu ne ressentais pas cette faim qu’apparemment tous les chats se devaient de sentir, parce que manger était apparemment essentiel à la survie. Ton regard de sang se posa alors sur un guerrier dont le nom t’échappait. Tu aurais pu te relever et aller lui parler, lui proposer de manger, lui apporter une proie, tu aurais pu. Mais tu n’en voyais pas l’intérêt et tu te te contentais seulement de le suivre du regard. Il était apparu de nulle part. Mais peut-être qu’il rentrait juste de patrouille ou il se levait tout juste ou encore, il était peut-être déjà dans le camp quand tu t’étais décidé de te hisser hors du gîte dans lequel tu dormais. Tu demeurais immobile, tu ne mangeais même pas ta proie. Tu ne faisais, au final, rien d’autre que de regarder ce guerrier dont tu ne savais absolument rien.

- Adrenalean 2016 pour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien].

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MessageSujet: Re: « The only way to see me is to close your eyes and open your mind » ft. Coeur Blanc alias Pearl   Mer 9 Aoû 2017 - 22:13

Cœur Blanc se réveilla tot ce matin et alla donc chasser. Deux grenouilles et un petit rongeur. C'était plutôt bien pour une petite partie de chasse en solitaire. D'ailleurs en rentrant il les posa et fit un tour du camp. Le vent soufflait, calme, reposant, coupant l'insupportable chaleur de ces derniers jours. Pourquoi s'était-il levé? Peut-être deux trois murmures? Non peut-être pas... Si elles étaient venu le réveiller elles étaient vite reparti alors. Les voix étaient un peu moins violente ces derniers temps. Comme quoi il y avait des pics dans sa "maladie". Il avait envisagé que ce soit des guerriers du clan des étoiles mais ils trouvaient les propos trop agressif pour que ce soit des chats de ce groupe. Alors... La foret noire? Il paraitrait que les mauvais félins décédés y aller, comme une sorte de punition. Mais pourquoi des esprits lui ordonneraient tous ça sans objectif, de manière désorganisé? Le matou blanc ne comprenait vraiment pas et décida de ne pas plus y réfléchir aujourd'hui. La seule façon de savoir serait de trouver en rêves les défunts et demander des explications claires. Le guerrier aux yeux émeraude s'assis alors près du tas de gibier et attendit que sa meneuse, car il n'avait pas encore de lieutenant (Etoile Pourpre n'avait toujours pas choisi). Bref il l'attendait pour recevoir des taches, elle devait gérer seule tout son clan ce qui était dur. Au lien de la belle chatte rousse, il vit un mâle étrange l'observer. Il avait lui aussi un pelage roux mais il était plutôt grand. Il s'agissait de Nuage Idyllique, un jeunot qui avait passé l'âge d'être apprenti. 37 lunes, toujours un peu bizarre. Il semblait plutôt mélancolique et Cœur Blanc espérait sincèrement qu'Etoile Pourpre le nommerait guerrier. Il s'approcha du grand matou et lui demanda si ça allait. Il ne s'attendait pas forcément une réponse car son compagnon de clan était du style solitaire qui évitait les conversations.

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Boule Blanche - Nuage Blanc - Coeur Blanc

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MessageSujet: Re: « The only way to see me is to close your eyes and open your mind » ft. Coeur Blanc alias Pearl   Mar 29 Aoû 2017 - 18:51

Rien. Vide. Néant. Voilà ce que tu savais du guerrier que ton regard suivait, mais au final tu savais ces détails de tous les autres également. Ce n'était que ça que tu savais de ceux qui venaient à t'entourer : rien. Parce que tu ne t'intéressais pas à eux, et qu'ils ne s'intéressaient pas. Rien, vide, néant. Trois mots qui veulent au final dire la même exacte petite chose, que tu étais dans ton coin à ne rien apprendre sur les félins composant le Clan de l'Ombre, Clan dont tu faisais partie depuis que tu avais quatre lunes, même si eux t'avaient ce jour-là, donné deux lunes de plus. Tu n'avais jamais démenti. Tu ne démentirais sans doute jamais parce que tu ne parvenais pas à en voir l'intérêt. La seule chose qui parvenait à t'intéresser, c'était toi, et au final, tu ne voulais rien savoir de toi. Contradictoire. Seulement, en te penchant sur ta personne, tu réalisais que tu vivais et la Vie était la pire erreur de la terre, la plus grande abomination jamais connue auparavant. Tu avais bien conscience que tu ne pouvais pas changer ta condition, mais tu ne parvenais pas non plus à ne pas te détester pour être vivant. C'était juste hors de ton contrôle, de ton pouvoir, ça t'échappait et tu n'y pouvais rien. Tu détestais la Vie, tu la considérais comme indésirable. Elle l'était. Complètement et entièrement. Tu ne pouvais donc pas accepter toutes ses formes et tu ne pouvais pas accepter que tu étais un être vivant, donc un être possédé par l'essence de la Vie. Tu voulais que la Mort triomphe. La mort était vénérable, honorable, la Mort devait réner et gagner sur la Vie. Mais c'était le contraire qui se produisait en permanence. La Vie prenait le terrain que la Mort aurait intérêt à convoiter, s'accaparer.

Tu n'avais pas remarqué le guerrier qui s'était approché et tu sursautas légèrement. Tu t'étais enfonce dans tes pensées, comme tu le faisais si souvent, en te construisant une barrière protectrice en quelque sorte, comme si les autres pouvaient te blesser sans sa présence. Mais ce n'était pas vraiment le cas puisque ton coeur n'était qu'une petite pierre minuscule possédant peut-être quelques fissures de sentiment, mais pas suffisament pour que ce soit notable et important. Tu ne ressentais pas grand chose. Pas assez. Pas de douleur émotionnelle. Enfin, c'était le sentiment que tu donnais et il était en partie vrai. Seulement en partie. Le monde réel dans lequel on t'obligeait à plonger dedans ne te faisait rien, ne parvenait jamais à t'atteindre, te procurer des sentiments, sauf ta mère, sauf ta soeur. Sauf la Vie et la Mort. Et la surprise qui était bien plus une réaction spontanée qu'un sentiment. En revanche, lorsqu'on considérait ton interaction avec le monde que ton esprit ficellait doucement, mais sûrement, et parfois rapidement, les émotions s'y propulsaient par centaines. Tu ne savais juste pas du tout comment les identifier et tu n'avais au final même jamais songé à tenter de le faire. La peur, la colère, la haine, tous les sentiments pouvaient y venir, avec la mélodie. Dans le monde réel, ça devenait poussière. Sauf... sauf cette fois, avec Symphonie des Corbeaux, une flamme avait tenté de percer la roche de ton coeur, alors peut-être que tout n'était pas perdu. Peut-être que tu pouvais aimer. Ressentir. Dans le monde réel, pas dans le tien. Cette réalité avec laquelle tu pouvais garder contact lorsque les plantes et leur effluve persistante t'entouraient. À croire que leur caractère invasif te retenait ici, sur terre.

Tu le regardas. Ton regard de sang se posa dans le sien, et tu ne comptais pas parler parce que tu ne voyais tout simplement pas non seulement pourquoi tu aurais engagé la discussion, mais en quoi les mots seraient utiles dans une telle situation. Tu étais prêt à débuter un combat de regard, à voir qui aurait pu tenir le plus longtemps possible sans détourner les yeux, sans se sentir mal-à-l'aise et sans rien dire du tout. Tu étais parfaitement prêt à lancer ce défi muet rien que par tes yeux teintés de la couleur de ce liquide dans vos veines. Tu étais tout aussi prêt à gagner. Parce que tu gagnerais un tel défi, tu le savais. C'était une certitude profonde qui ne pouvait être discutée. Sauf que lui se décida de parler avant même que quoi que ce soit ne commence et tes plans devinrent cendres. La question était encore plus futile que ton existence.

"Pourquoi quelque chose n'irait pas ?"

Tu ne voyais pas du tout ce qui pourrait ne pas aller, ce qui pourrait tant t'incommoder que tu aurais envie de partager un malheur avec les guerriers du Clan alors que tu ne te souvenais même pas de leur nom. Tu ne savais même pas comment se nommait le meneur. Alors... tu ne voyais pas du tout ce qui pourrait ne pas aller, surtout que tu étais bien assis, à ne rien faire.

"Et toi, alors, ça va ?"

Parce que tu ne voyais que ça, que cette raison. Tu te disais qu'il te posait cette question parce que dans son esprit à lui, quelque chose n'allait pas, quelque chose ne fonctionnait pas, et qu'il ressentait un besoin terriblement urgent et incompréhensible de le partager à un félin dont il ne savait probablement que le pauvre nom. Sans savoir rien d'autre de lui. Et sûrement que c'était plus facile de parler à un inconnu, tu n'en savais rien. Tu n'avais jamais eu à te confier.

"Tu te..euh..tu te nommes comment ?"

Hésitation. Comme si tu te demandais comment formuler cette phrase, comme une honte, mais ce n'était pas ça, bien entendu. Tu n'avais pas honte. Tu avais juste oublié ce que tu voulais dire au départ. Rien de plus simple que ce petit fait.

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